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Home sweet Home

7/03/10 > 6/06/10

« HOME SWEET HOME » - CARTE BLANCHE À NICOLAS BOVESSE ET MARINA BAUTIER

 

Fidèle au principe des cartes blanches lancées il y a quelques saisons déjà, Grand-Hornu Images invite les jeunes designers belges

Marina Bautier et Nicolas Bovesse à investir ensemble l'aile nord du Grand-Hornu.


   
 
Diplômée du Buckinghamshire Chilterns University College (UK), la designer belge Marina Bautier fonde son atelier de design en 2002 à Bruxelles. Marina Bautier cultive une approche du design centrée sur l’usage. Loin de toute affectation, elle crée des meubles et objets dont la tranquille normalité cache maintes petites attentions. Des meubles et des objets d’une expression retenue qui rendent service sans jamais encombrer. Si elle privilégie les structures et les matériaux simples, facilement industrialisables, elle accorde aussi un soin tout particulier aux qualités d’aspect et de mise en œuvre. A l’écart de la rhétorique technologique, elle fait valoir la beauté et la modernité de matériaux familiers, et en particulier du bois. Marina Bautier travaille internationalement pour des clients tels que Idée (JP), Case (UK), Ligne Roset (F) et Swedese  (S).

Diplômé de l’ENSAV-La Cambre en 2002, Nicolas Bovesse s’installe à Bruxelles et fonde son propre atelier après avoir effectué deux stages à Paris, l'un chez les Radi designers, l'autre chez Ronan & Erwan Bouroullec.
Nicolas Bovesse dessine des objets domestiques dans son atelier situé à Bruxelles. Sa grande table de travail est un perpétuel chantier où ses créations se bousculent, se mélangent, se dessinent et prennent forme.
Nicolas Bovesse s’intéresse aux relations tissées entre les hommes et les objets ; il travaille sur de nombreuses créations avec singularité; il invente des objets à vivre, issus de nos habitudes quotidiennes. Avec modernité, fonctionnalité, sensibilité, rigueur et beauté, il se plaît à « écrire » des nouveaux produits pour tous. Le parcours de Nicolas Bovesse est en perpétuelle recherche et évolution. S’il s’oriente actuellement vers l’objet sériel, il travaille aussi sur des commandes privées, des éditions d’objets en série limitée, ou encore de petites ou moyennes séries en autoproduction.


Marina Bautier & Nicolas Bovesse  dévoileront leur univers dans une scénographie conçue comme des scènes domestiques, des espaces à vivre.

L’exposition « Home sweet home » est un voyage dans le quotidien, un doux mélange d’objets et de vie.

 
 
 
Le Fabuleux Destin du Quotidien

Le Fabuleux Destin du Quotidien

7/02/10 > 23/05/10

À l’occasion du bicentenaire du site du Grand-Hornu, le MAC’s et Grand-Hornu Images organisent conjointement l’exposition                 « Le Fabuleux Destin du Quotidien ».

Placée sous le commissariat de Veerle Wenes (spécialiste du design) et de Françoise Foulon, elle s’articule autour de la relation entre l’art et le design.  Il est vrai que la frontière entre les deux est, de nos jours, parfois ténue. Aussi éprouve-t-on souvent, face à certaines pièces, des difficultés à les classer dans telle ou telle catégorie. Est-ce la valeur, la fonction, le lieu d’exposition qui distinguent un objet d’art d’un objet de design ? Peu importe. Au-delà de ces considérations triviales et quelque peu dépassées sur les différences entre les deux disciplines, la manifestation  entend plutôt démontrer ce qui les réunit : le quotidien. Les objets qui nous entourent entretiennent un rapport étroit, entre eux, mais également avec nous-mêmes, puisqu’ils font partie de notre vie. L’artiste et le designer se servent tous deux des objets, que ce soit en vue d’une fonction utilitaire ou intellectuelle, voire émotionnelle.
 

 
 
 
Dans l’exposition, aucune hiérarchie n’est faite entre les artistes et les designers. Ces créateurs possèdent leur propre spécificité et abordent chacun, à leur manière, cette question du quotidien. En effet, les œuvres exposées sont le fruit du choix de  Veerle Wenes et des directeurs du Mac’s et de Grand-Hornu Images, guidés par cette seule thématique.    
 
Le parcours de l’exposition, non dénué d’une touche d’humour (citons par exemple les vidéos de Fischli & Weiss, « Der Lauf der Dinge/Le Cours des choses » (1987) et de Fien Muller), nous fera voyager, au fil des salles des deux institutions, à travers de multiples « objets » d’artistes et de designers (Bram Boo, Andrea Branzi, Raphaël Buedts, Wim Delvoye, Martí Guixé, Michel François, Lieve Van Stappen, …) qui vont jusqu’à sublimer la vie quotidienne et nous emporter dans son fabuleux destin…
 
"Open Grounds" - Sylvain Willenz

14/10/09 > 3/01/10

"Open Grounds" / "A ciel ouvert" de Sylvain Willenz (Designer de l'année 2009)

 
 

Cela fait déjà 4 ans que Grand-Hornu Images collabore avec les rédactions de Week-end Le Vif, Knack Week-end, le Design Museum de Gand et la Fondation Intérieur Courtrai pour décerner annuellement le titre de Designer de l’année à un jeune créateur belge. En 2009, c’est Sylvain Willenz, designer bruxellois, qui remporte le prix.

Né à Bruxelles en 1978, Sylvain Willenz a étudié le design de produits au Royal College of Art de Londres. Diplômé en 2003, il ouvre son studio un an plus tard à Bruxelles, travaillant avec des sociétés internationales telles que « Established & Sons » (Grande -Bretagne), « Vlaemsch » (Belgique), et « IDEA International » (Japon) entre autres.

Après avoir été montré une première fois au Grand-Hornu lors de l’exposition Label Design en 2005, il y revient pour prendre possession cette fois de l’Aile Nord. Grand-Hornu Images lui propose d’investir cet espace pour une carte blanche et d’y présenter ses productions. Son approche créative est caractérisée par un vif intérêt pour l’utilisation expérimentale de matériaux (plastique, verre, bois) et leurs applications et par un goût pour les formes simples et pures, Sylvain Willenz s’inspirant notamment des objets et des matériaux du quotidien.

Citons, pour illustrer son style la série des Lampes « Landmarks », inspirée de la signalétique aérienne ou des manches à air qui flottent au vent, ou la ligne de meubles « Candy » (tables, chaises, étagères en métal) pour laquelle il détourne le fer à béton.

 

Le banc « Dr Bamboozle », créé en collaboration avec James Carrigan (IR), composé de tronçons de bambous sanglés et trempés dans un bain de caoutchouc, en est une autre illustration. Cet objet reçut le premier prix de Design for Europe au salon Interieur 2002 (Courtrai). 

Autre exemple de détournement des techniques, la série des miroirs « Slide » qui se base sur un élément essentiellement graphique et joue sur le reflet et la profondeur de champ. La recherche sur les effets 3D est l’un des violons d’Ingres du designer.

   
 
Si ses créations restent simples en apparence, les solutions qu’il apporte sont pertinentes et innovantes, l’esthétisme de l’objet résultant non seulement de sa forme mais aussi de son procédé de fabrication.
En 2005, il est élu designer le plus prometteur de l’année à la Foire de Design de Bruxelles.

Son sac en caoutchouc « Stuff » lui a valu en outre, en 2006, l’obtention du prix Henri Van de Velde.
 
La série des Lampes « Torch » (archétypes des lampes du même nom), en plastique moulé, a été enfin nommée meilleure lampe et meilleur produit de l'année aux « Grand Designs Awards » en Grande Bretagne.
 
 

 

 
Feux continus

Manufacture nationale de Sèvres

11/10/09 > 17/01/10

Dès l’automne prochain (11 octobre 2009 – 17 janvier 2010), le Grand-Hornu accueillera l’une des plus grandes expositions consacrées à la production contemporaine de la Manufacture, dans une ingénieuse scénographie imaginée par Adrien Rovero.

Depuis la présentation de « Chants et Paysages » d’Ettore Sottsass, des liens profonds se sont noués entre la Manufacture nationale de Sèvres et le Grand-Hornu. L’immense savoir-faire des artisans de la porcelaine trouve un écrin exceptionnel dans ce haut lieu du patrimoine industriel européen, en attente de classement au patrimoine mondial de l’humanité.

Depuis quelques années en effet, avec une nouvelle équipe à sa tête, la Manufacture nationale de Sèvres a élargi le registre des créateurs invités (peintres, sculpteurs, designers, architectes, décorateurs, photographes, musicien et chorégraphe...) et la gamme des créations proposées, tout en gardant précieusement les compétences et les savoir-faire d’excellence qui ont fait la renommée de l’institution depuis trois siècles.

 

 

 

Avec une brève introduction historique qui pose les jalons de son existence à travers la sélection d’une douzaine de pièces et emblématiques, la Manufacture présente au Grand-Hornu les créations originales de quelque 40 artistes et designers contemporains parmi les plus connus sur la scène internationale : Pierre Alechinsky, Arman, Christian Biecher, Louise Bourgeois, James Brown, Pierre Charpin, Johan Creten, Fabrice Hyber, Bertrand Lavier, Françoise Quardon, Pierre Soulages, Nathalie Talec, parmi bien d’autres, et une intervention de la compagnie de danse Julie Desprairies.

Le visiteur pourra mesurer la diversité et la grande qualité des réalisations de la célèbre Manufacture et découvrir (ou redécouvrir) un lieu unique résolument tourné aujourd’hui vers la création contemporaine.

 



 

La Manufacture nationale de Sèvres

Créée en 1740 à Vincennes, la Manufacture de porcelaine bénéficie du soutien attentif de la favorite du roi Louis XV, Madame de Pompadour, et gagne un très bel ensemble immobilier à Sèvres en 1756. La Manufacture nationale de Sèvres a pour mission, depuis ses origines, de produire des objets de céramique d’art selon des techniques artisanales. Diffusant ces objets d’art, éditions de modèles anciens ou créations contemporaines, la Manufacture mène également un important travail de promotion de la recherche technologique et artistique dans le domaine de la céramique.

La Manufacture n’a jamais cessé, tout au long de son histoire, de s’associer aux meilleurs artistes de son temps. François Boucher fut l’un des premiers artistes invités ; plus récemment, Pierre Soulages, Arman, Johan Creten, Fabrice Hyber, ou encore Ettore Sottsass, parmi bien d’autres, sont venus exprimer à Sèvres, chacun à leur manière, le double enjeu de la tradition et de la modernité.
 
Charles Kaisin : Design in motion
21.06.2009 > 27.09.2009

Charles Kaisin, le designer dandy

 

 


 

C’est dans la cuisine de sa maman que la vocation de Charles Kaisin s’est révélée, en voyant les matières se mélanger et se transformer pendant qu’il confectionnait avec elle des gâteaux.

Diplômé en architecture (Institut Saint-Luc de Bruxelles), il étudie le design au Royal College of Art de Londres sous la conduite de Ron Arad puis au Japon à l’université de Kyoto. Cette expérience japonaise le marquera d’ailleurs énormément.

Depuis, il a rejoint le cercle croissant des designers belges s’étant fait un nom hors des frontières de notre pays. Son travail s’articule principalement autour de deux notions fondatrices : l’extension des matériaux et le recyclage.

Son désormais célèbre K-BENCH, avec sa structure en nid d’abeilles, montre à quel point cette notion d’extension peut conférer à la matière des propriétés particulières et donner ainsi à l’objet une grande souplesse d’utilisation et une originalité certaine.

 

 


 

Les sacs à main pour dames, qu’il a réalisé en collaboration avec la maison Delvaux, participent du même principe. Son sac « Pocket », parfaitement plat lorsqu’il est vide, prend la forme d’une poche accueillante lorsqu’on lui confie un objet grâce à l’utilisation d’un cuir extrêmement souple. Quant au modèle « Basket », il se gonfle d’heureux volumes dès qu’on lui confie quelque chose et laisse entrevoir par ses alvéoles ce qu’il cache.

 
 

 

Interpellé comme beaucoup de créateurs actuels par la question du développement durable, Charles Kaisin a largement intégré la notion de recyclage dans son travail. On la retrouve ainsi, dès ses débuts, dans ses « CONTAINERS » créés à partir de hublots de machines à laver usagées (issues du design de l’électroménager, ces pièces transparentes retournent à la « manufacture » et reçoivent un destin singulier : chaque hublot est sablé pour obtenir un plat aux courbes contemporaines) ou dans ses gobelets « GLASSES », fabriqués à partir de veilles bouteilles produits suivant le même procédé.

 

Son sac « PINGOLINGO » est une autre illustration de cette volonté qui l’anime de vouloir contribuer à l’avènement d’un design plus propre. Si, dans l’exemple des « CONTAINERS » et des « GLASSES », il se contente de réutiliser une matière existante, il crée cette fois-ci un nouveau matériau à partir de simples pochettes en plastique. Après les avoir récoltées, il les découpe, les assemble de manière aléatoire et, par un procédé combinant pressage et chauffe, donne naissance à une nouvelle matière première.

 

 

Difficile également de ne pas voir dans le rendu final de ces objets – à travers les stigmates que sont les logos et les marques qui parfois apparaissent en filigrane – un coup de griffe du créateur à la société de consommation, Kaisin semblant vouloir nous dire à tous de consommer moins ! Etrange paradoxe pour quelqu’un dont le métier est de nous donner envie de changer notre quotidien.

Passionné d’art contemporain, Charles Kaisin travaille également en permanence à l’élaboration de projets plus expérimentaux comme sa « HAIRY CHAIR » qui fut présentée notamment lors de l’exposition « Design contre Design » au Grand Palais à Paris en 2007.

 

 

 

 

Sa patte peut donc être considérée comme un savant mélange de rigueur, de folie, d’esthétisme et de passion.

En marge de son travail de designer, il réalise aussi de nombreux aménagements intérieurs comme ce fut le cas pour le Musée du Louvre ou plus récemment pour le Grand-Hornu.

Qualifié de « designer dandy », Kaisin est avant tout une figure généreuse du design belge. Ouvert au monde et à son prochain, il aime citer cette phrase de Paul Eluard : « il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ».

 

 

Exposition « Design in motion »

Charles Kaisin, le design en mouvement !

 

Le contenu

La manifestation présente une rétrospective de 10 années de travail et de recherche (1999-2009), articulée autour des deux thématiques fétiches du designer : le mouvement et le recyclage.

Chacune des deux thématiques est largement nourrie par l’explication de l’origine de la conception des objets, de la manière de les développer et de les fabriquer. De nombreuses maquettes de recherche accompagnent en outre le visiteur tout au long de sa découverte.

Différents objets inédits sont par ailleurs présentés au public pour la première fois, comme des pièces uniques liées à des commandes privées : une chaise longue très confortable, une montre éditée en 2000 exemplaires pour Swatch …

Enfin, de nouveaux projets en cours de réalisation sont dévoilés, comme le travail de recherche actuellement mené pour un bar à vin au Sablon à Bruxelles, composé de plus de 8580 pixels de petits coussins, ou encore une banquette constituée de pixels de pompons de laine produite à l’initiative de Grand-Hornu Images. Cette partie de l’exposition se veut prémices de l’œuvre future.

C’est le thème du mouvement qui réunira l’ensemble des objets présentés.

 

La Scénographie

Pour présenter ses objets, Charles Kaisin a choisi de créer un dialogue entre son design et l’immense installation TERREMOTO (tremblement de terre) de l’artiste espagnole Terre RECARENS, œuvre présentée pour la première fois en Belgique.

Cette pièce monumentale se compose d’un sol en lattis de bois, placé à la japonaise, sur lequel repose un ensemble d’étagères. Par l’effet de la marche et du poids du public qui la découvre, les étagères se mettent en branle et provoquent le cliquetis des objets en verre qui y sont rangés. Victimes des vibrations, ces derniers tombent régulièrement au sol et se brisent, aidés par la légère inclinaison volontaire des meubles.

 

Cette œuvre soulève la question de la possession, de la maîtrise de la nature, de la place de l’homme dans son environnement et de notre impact sur le cycle de vie des objets, tant dans leur fabrication que dans leur recyclage.

Le livre

A l’occasion de cette exposition monographique, Stichting Kunstboek, en collaboration avec Grand-Hornu Images, édite un ouvrage qui présente l’ensemble des réalisations de Charles Kaisin (textes de Pierre Sterckx, Françoise Foulon et Marie Pok. Photographies : Guy Philippart).

Pour la sortie du livre, Grand-Hornu Images, Stichting Kunstboek et la maison Delvaux proposent un tirage de tête (100 exemplaires) vendu au prix de 199€ avec une édition spéciale du Sac « Basket ». Souscription possible auprès de Grand-Hornu Images (Brigitte Delattre : 065/61.38.83 – This e-mail address is being protected from spambots, you need JavaScript enabled to view it ).

 

Conférence au Grand-Hornu le 26 septembre 2009 à 20h

A l’occasion de son exposition au Grand-Hornu, Charles Kaisin donnera une conférence ainsi qu’une visite guidée dans le cadre de Design September. Un autocar sera au départ de l’hôtel Dominican, le hub de Design September, et reliera Bruxelles et le Grand Hornu.