Daniel Von Weinberger : Plastique c'est chic

Du 28 mai au 26 septembre 2010

Enfant, Daniel Von Weinberger s’extasiait déjà devant les vitrines des bijouteries du « Meir » à Anvers, ville dont il est originaire. De là provient sa passion pour la création de bijoux, passion qui s’ajoute à un intérêt pour bien d’autres disciplines : le théâtre (décors et costumes), la mode, la sculpture, le design, … « L’art, l’art appliqué, la mode, le bijou de mode, le design, tout se rejoint » selon lui. 

Daniel Von Weinberger peut paraître une personnalité paradoxale : juif religieux, père de dix enfants et en même temps artiste extravagant. Et pourtant, il concilie ces apparentes contradictions avec brio ; pour lui, tout est cohérent.

Né en 1950, il étudie l’orfèvrerie, le décor et costume de théâtre à l’Académie Royale des Beaux-Arts d’Anvers. Il apprend les techniques d’émaillage à la Bazalel Académie de Jérusalem et revient ensuite étudier la sculpture à Anvers. Ayant vécu une jeunesse assez contestataire et provocatrice, il choisit, vers l’âge de trente ans, de se tourner vers le judaïsme religieux. Il porte la barbe et les attributs des hassidim et se rend chaque jour à la synagogue. Mais être religieux ne l’empêche pas d’être ouvert sur le monde et d’être excentrique voire subversif dans ses créations. Il réalise des assemblages surprenants alliant des matériaux très hétérogènes, tout en contrastes : or et déchet, ivoire et plastique, etc. Le créateur collectionne les objets les plus divers (petites jouets en plastique – son matériau de prédilection –, photographies de personnages célèbres, …) qu’il recycle et utilise avec une fantaisie sans bornes pour former des bijoux qui peuvent fonctionner comme des sculptures portables.

 

   

 

En récupérant des objets trouvés, il se positionne ainsi face à une société de consommation en surproduction. Ces matériaux pauvres, il souhaite les « élever » vers le spirituel. C’est en cela que sa pratique n’est pas si contradictoire qu’elle n’y paraît au premier abord.

Aujourd’hui, il est un créateur de bijoux reconnu internationalement. Il enseigne à l’Académie de Berchem en art du bijou et tente de transmettre à ses élèves sa passion pour l’art mais aussi pour la vie. Son credo étant : « L’art c’est la vie et la vie est un art ».

L’exposition rétrospective au Grand-Hornu, « Plastique c’est chic », surprendra avec les créations pleines d’humour de ce personnage si singulier, qui accueille également des pièces de créateurs amis, tels que Jean-Paul Knott, Ann Demeulemeester …

 

 
In Progress - Le design face au progrès

 

Du 9 mai 2010 au 12 septembre 2010 Grand-Hornu Images accueille une exposition consacrée au design et à la notion de progrès.
Le progrès s’est longtemps incarné dans la création industrielle de nouveaux produits qui répondaient à des besoins réels d’amélioration de la vie quotidienne. Soucieux du bien-être pour tous, le designer a occupé une place clé dans la création de ces objets et a souvent été associé à l’idéologie du progrès.

En considérant cela, il semble opportun aujourd’hui d’inviter les designers à repenser cette notion de progrès.

Des designers internationaux ont été invités à interroger le Progrès.

Neuf projets de designers sont présentés ainsi qu'une installation de l'artiste Pierre Leguillon.


Les designers ont produit, pour l’occasion, une réponse sous forme de prototypes, de micro-architectures, d’installations graphiques ou d’objets qui explore la notion de progrès et s’articule autour de problématiques telles que la technologie, la mobilité, la consommation, les rituels de vie et de mort, le bien-être, l’innovation et l’environnement.

 

 
 

Sebastian Bergne (GB)

Big-Game (FR-BE-CH) (Augustin Scott de Martinville, Elric Petit, Grégoire Jeanmonod)

matali crasset (FR)

Delo Lindo (FR) (Fabien Cagani et Laurent Matras)

Étienne Mineur (FR)

Ana Mir et Emili Padros (ES)

Normal Studio (FR) (Jean-François Dingjian, Éloi Chafaï)

Satyendra Pakhalé (NL)

Studio Wieki Somers (NL)

Pierre Leguillon (FR)

Last Updated ( Monday, 17 May 2010 10:45 )